Adoptée en mai 2024, une première directive européenne vise à protéger les femmes victimes de violences et harmoniser les sanctions à l’encontre de ceux qui les commettent. Seul bémol pour le Parlement européen : l’absence d’une définition commune du viol.
En Europe, sept femmes meurent chaque jour sous les coups de leur conjoint ou d’un membre de leur famille, selon les Nations unies. Tandis qu’en France, 122 féminicides ont été recensés depuis le début de l’année, d’après le décompte de l’association #NousToutes.
En mars 2022, la Commission européenne a mis sur la table une proposition de directive visant à endiguer le phénomène, en harmonisant les définitions et les outils mis à disposition pour le contrer. Elle entend également améliorer l’accompagnement des victimes et la prévention. Un texte à la dimension symbolique puissante, selon le Parlement européen. “Il s’agit de la première loi européenne pour lutter contre les violences faites aux femmes”, souligne l’eurodéputée Nathalie Colin-Oesterlé, rapporteure sur le texte pour le groupe du Parti populaire européen (droite).
Le texte a reçu l’aval du Parlement européen le 24 avril dernier, puis celui du Conseil de l’UE le 7 mai. Pour les eurodéputés, il s’agit d’une victoire en demi-teinte car les co-législateurs n’ont en effet pas réussi à s’entendre sur la définition commune du viol intégrant la notion de consentement. Les Etats membres ont désormais trois ans pour transposer la directive dans leur droit national.
Source : toutleurope.eu