Trois mois après les élections européennes, la rentrée sera animée par la constitution de la nouvelle Commission présidée par Ursula von der Leyen. L’Union européenne devra également composer avec un contexte international agité, marqué par la poursuite du conflit entre la Russie et l’Ukraine, les violences au Moyen-Orient ou encore l’élection aux Etats-Unis.
De l’adoption des dernières législations (Pacte migratoire, loi sur la restauration de la nature…) aux élections européennes de juin, la première partie de l’année 2024 a été fournie en moments forts pour l’Union européenne. Plusieurs crises politiques ont même surgi du scrutin européen dans certains Etats membres, à l’instar de la France, la Belgique ou la Bulgarie. En parallèle, sur la scène internationale, nombre d’événements continuent de préoccuper l’Union, à l’image des conflits qui se poursuivent entre l’Ukraine et la Russie, entre Israël et le Hamas, ou encore de la campagne électorale américaine.
Si l’été aura été marqué par des événements sportifs plus joyeux (Euro de football, Jeux olympiques et paralympiques de Paris…), la rentrée de septembre pourrait mettre fin à cette parenthèse. Durant les quatre derniers mois de l’année 2024, l’Europe devrait connaître une actualité institutionnelle, politique et géopolitique intense. De l’installation de la nouvelle Commission européenne aux négociations d’adhésion de la Moldavie et de l’Ukraine, en passant par la COP29 en Azerbaïdjan et l’élection présidentielle américaine aux conséquences planétaires, voici les principaux événements qui vont occuper l’Union européenne d’ici la fin de l’année.
Une nouvelle Commission européenne à constituer
L’installation de la nouvelle Commission européenne est, inévitablement, le gros dossier de la rentrée européenne. Plusieurs étapes ont déjà été franchies. Après les élections européennes de juin dernier, les dirigeants des 27 Etats membres ont proposé la reconduction d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne. Une proposition approuvée mi-juillet par le Parlement européen avec 401 voix. Ursula von der Leyen a ensuite demandé aux Etats membres de lui soumettre leurs candidats avant le 30 août pour former son nouveau collège des commissaires. Les entretiens individuels qu’elle a débutés avec certains d’entre eux dès la mi-août se poursuivront avec les autres en septembre, en vue de répartir les différents portefeuilles.
Une fois ceux-ci attribués, les candidats seront auditionnés par les députés européens afin d’évaluer leurs compétences et de vérifier l’absence de conflits d’intérêts. Lorsque les députés seront convaincus par l’ensemble des candidats, moyennant si besoin quelques retouches dans la composition du collège des commissaires, Ursula von der Leyen présentera officiellement son équipe et son programme de travail devant l’ensemble des eurodéputés réunis en session plénière au Parlement européen à Strasbourg. Si la nouvelle Commission est alors approuvée à la majorité simple des députés européens, elle devra ensuite être confirmée par le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée (55 % des Etats membres représentant 65 % de la population de l’UE).
Par ailleurs, d’autres échéances institutionnelles importantes se profilent pour la fin de l’année 2024. Le 1er décembre, António Costa, ancien Premier ministre portugais, succédera à Charles Michel comme président du Conseil européen. Sa nomination a été décidée en même temps que la reconduction d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission et la désignation de l’Estonienne Kaja Kallas comme Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères. Enfin, la présidence hongroise du Conseil de l’UE, dont les premiers jours ont été décriés après le voyage du Premier ministre Viktor Orbán en Russie et aux Etats-Unis, prendra fin le 31 décembre 2024. Elle laissera la place à la Pologne pour une nouvelle période de six mois.
Une présence accrue sur la scène internationale
Sur la scène internationale également, les sujets de préoccupation ne manquent pas. Après deux ans et demi de combats, l’Ukraine continue de lutter contre l’envahisseur russe avec le soutien des Européens. Alors que Moscou poursuit sa progression dans l’est ukrainien, Kiev continue de demander aux Vingt-Sept l’autorisation de frapper des cibles en Russie à l’aide d’armes fournies par les pays de l’UE.
L’invasion russe a par ailleurs accéléré le processus d’élargissement de l’Union européenne. Le 25 juin dernier, les négociations d’adhésion ont ainsi été ouvertes avec l’Ukraine, mais également la Moldavie. Le 20 octobre prochain, les Moldaves, qui doivent voter pour le premier tour de l’élection présidentielle, se prononceront aussi pour ou contre l’adhésion de leur pays à l’UE. L’objectif affiché est de rendre le processus irréversible.
Source : touteleurope.eu