Paris s’oppose fermement à toute révision des règles de l’UE en matière de contrôle des exportations d’équipements de défense au sein du bloc, ont confié à Euractiv des sources au fait du dossier.
Afin de réduire les charges administratives et d’accélérer la production d’armes, la Commission européenne a proposé de faciliter la circulation des produits liés à la défense entre les États membres de l’UE en assouplissant les règles nationales de contrôle des exportations.
Après une première tentative infructueuse il y a deux ans, l’exécutif européen a de nouveau proposé de réviser ces règles dans le cadre du programme européen d’investissement pour la défense (EDIP). L’EDIP a pour objectif de subventionner la production et l’acquisition d’armements en Europe, dans le but de renforcer l’industrie de la défense du continent sur le long terme.
Mais un an après le début des négociations sur l’EDIP, et à quelques semaines de la clôture des débats, des divergences subsistent. Des sources ont récemment indiqué à Euractiv que les Français restent opposés à un assouplissement des règles en matière de contrôle des exportations.
Avec l’EDIP, Paris devrait renoncer à l’obligation, prévue dans son droit national, de contrôler le trajet des produits de défense vendus par la France au sein de l’Union européenne.
Source: euractiv.fr