Le géant chinois de la fast fashion est soupçonné de trop peu lutter contre les contrefaçons et de nuire à la santé des utilisateurs à travers son système addictif de recommandations. La Commission européenne a ouvert ce jeudi 31 octobre une enquête à son encontre.
L’exécutif européen suspecte le site de commerce en ligne chinois Temu de ne pas agir suffisamment pour empêcher la vente de produits illégaux, voire dangereux.
“Nous voulons nous assurer que Temu respecte la législation sur les services numériques. En particulier en veillant à ce que les produits vendus sur leur plateforme respectent les normes de l’UE et ne nuisent pas aux consommateurs”, a déclaré la vice-présidente de la Commission européenne, Margrethe Vestager. Depuis le mois de mai 2024, Temu est en effet considérée par l’UE comme une “très grande plateforme en ligne” au titre du règlement européen sur les services numériques (DSA). Elle compte plus de 45 millions d’utilisateurs actifs par mois dans l’UE.
L’enquête se penchera sur la vente de produits non conformes dans l’Union européenne, mais aussi sur “les risques liés à la conception addictive du service, notamment les programmes de récompense sous forme de jeu […] qui pourrait avoir des conséquences négatives sur le bien-être physique et mental” des utilisateurs, explique le communiqué.
Dans le cadre du DSA, l’entreprise doit également fournir les principaux paramètres utilisés dans les systèmes de recommandation de produits auprès des utilisateurs, et permettre l’accès des chercheurs à certaines données.
Source : euractiv.fr