À 18 ans, l’Union européenne peut vous offrir un billet pour partir à sa découverte avec DiscoverEU. Les candidatures sont ouvertes depuis le 1er octobre et jusqu’au 15 octobre.
DiscoverEU est une initiative du programme Erasmus+ qui permet à des jeunes de 18 ans de voyager en Europe, principalement en train. Il y a deux sessions par an et, pour cette session d’automne 2026, environ 40 000 pass doivent être attribués.
Pour cette édition, il faut être né en 2008 et être citoyen ou résident d’un pays participant au programme, c’est-à-dire l’un des 27 États membres ou l’un des 6 pays associés, comme l’Islande ou la Serbie. Les candidatures sont ouvertes du 1er au 15 octobre, avec une clôture à midi. Les candidats doivent répondre à cinq questions sur l’Union européenne, ainsi qu’à une question subsidiaire. La sélection tient compte des résultats et d’un quota attribué à chaque pays.
5 600 pass pour la France, sept jours pour voyager
Le nombre de pass DiscoverEU est réparti entre les pays selon une clé de répartition du programme Erasmus+, ce qui fixe un quota pour chaque pays de résidence. Le chiffre définitif peut évoluer, notamment si certains pays n’utilisent pas l’ensemble des places qui leur sont attribuées. Pour cette session d’automne 2026, la France dispose d’un quota d’environ 5 600 pass.
Pour donner un ordre de grandeur, lors de la session précédente en avril dernier, près de 20 000 jeunes Français avaient candidaté pour un peu plus de 5 600 pass. Autrement dit, plus d’un candidat sur quatre avait été retenu. Cela reste toutefois une indication, car les chances réelles dépendront du nombre de candidatures enregistrées cette année. Les résultats doivent être communiqués en janvier 2027. De la candidature aux résultats, tout se passe en ligne sur le Portail européen de la jeunesse.
Une fois sélectionné, on ne peut pas prendre le train autant qu’on le souhaite. Le pass donne droit à sept jours de voyage, à utiliser au cours d’une période maximale d’un mois. Ces sept jours peuvent être consécutifs ou répartis librement dans ce mois. Pendant une même journée de voyage, on peut enchaîner plusieurs trains et, sur l’ensemble du séjour, visiter autant de pays éligibles qu’on le souhaite. Pour cette session, le voyage devra avoir lieu entre le 1er mars 2027 et le 31 mai 2028.
Le retour des trains de nuit
Depuis quelque temps, plusieurs liaisons internationales de trains de nuit se développent à nouveau. Le principe est simple et séduisant : monter dans un train le soir et se réveiller le lendemain matin dans une autre ville, voire dans un autre pays. Aujourd’hui, des opérateurs comme European Sleeper proposent notamment des liaisons telles que Paris-Berlin, Bruxelles-Prague ou Bruxelles-Milan.
Avec DiscoverEU, la nuit à bord n’est cependant pas souvent gratuite. Le pass couvre le voyage, mais certains trains imposent une réservation, et la gratuité ne s’applique ni aux couchettes ni aux voitures-lits des trains de nuit. Pour dormir réellement dans une couchette ou un compartiment-lit, il faut généralement payer le supplément correspondant.
À noter toutefois, pour la première fois, les 250 candidats les mieux classés parmi ceux de l’ensemble des pays participant au programme bénéficieront d’une nuit gratuite dans une auberge de jeunesse.
Une manière concrète de faire l’expérience de l’Europe
Au-delà du billet, l’idée du programme est d’amener les jeunes à découvrir la diversité européenne, son patrimoine et ses cultures. Le train illustre bien cette Europe des frontières que l’on franchit parfois presque sans s’en apercevoir. On déjeune dans un pays, on dîne dans un autre, et l’on découvre au fil du voyage des langues, des paysages et des modes de vie différents.
Cette expérience met aussi en lumière certaines limites du réseau ferroviaire européen. Organiser un trajet international peut encore obliger les voyageurs à passer par plusieurs sites ou plusieurs systèmes de réservation. C’est pourquoi la Commission européenne a proposé en 2026 de nouvelles règles destinées à faciliter la recherche, la comparaison et l’achat de billets pour des trajets combinant plusieurs opérateurs ferroviaires. L’objectif est de rendre les voyages transfrontaliers plus simples, plus lisibles et plus attractifs. L’enjeu est important alors que l’Union européenne cherche à encourager des modes de transport moins émetteurs de carbone et à développer une véritable mobilité ferroviaire européenne.
Source : touteleurope.eu