Les agriculteurs français ont entamé leur deuxième journée de mobilisations contre le traité de libre-échange UE-Mercosur. Alors que la Commission européenne et une majorité d’Etats membres poussent en vue d’une signature début décembre, la France cherche des alliés pour bloquer l’accord.
“Le point de non-retour est atteint”, assurent des agriculteurs à La Dépêche. Depuis hier, lundi 18 novembre, plusieurs syndicats agricoles sont mobilisés afin de “mettre la pression” sur le gouvernement français. Tous sont vent-debout contre l’accord commercial prévu entre l’Union européenne et les cinq pays d’Amérique du Sud qui forment le Mercosur, qui pourrait être signé début décembre lors d’un sommet entre ces Etats. Un projet qui, selon les syndicats agricoles, “peut signer la fin de toutes les filières […]. Si c’est signé, il n’y aura plus de respect des normes environnementales et sociales”.
Lundi, “la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ont recensé ’85 points de manifestation’ ” et “d’autres actions sont prévues mardi, menées notamment par la Coordination rurale”, explique Le Monde. Ce dernier syndicat, “dont certains cadres affichent leur proximité avec l’extrême droite”, promet une “révolte agricole” et menace de “bloquer le fret alimentaire” à partir de mercredi, note Le Nouvel Obs. Quant à la Confédération paysanne, plutôt classée à gauche, elle “privilégie pour l’instant des rassemblements devant les institutions françaises et européennes”, relate L’Express.
De fait, “la perspective des élections professionnelles fin janvier pousse les syndicats à la surenchère”, pointe l’hebdomadaire. “La forme et l’ampleur des protestations pourraient très vite évoluer en fonction des réactions de la base. Qu’elle s’enflamme et toutes les organisations suivront, de peur d’être distancées par les plus radicales d’entre elles”.
Source : touteleurope.eu