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Découvrez le témoignage de Enzo, un jeune ayant fait une mission de volontariat européen en Italie, avec l’accompagnement de la Maison de l’Europe

Témoignage de fin d’expérience de mobilité

Je suis parti du 9 Janvier 2021 au 29 Juin 2021. Contractuellement, je devais rentrer en France le 31 Septembre, avec la possibilité d’étendre mon projet jusqu’à un an maximum après la date d’arrivée, soit le 9 Janvier 2022. Mais ce qui, entre-autre, fait de ces projets leur force, c’est leur flexibilité. Ainsi, je suis rentré plus tôt que prévu.

Dans un souci de partage et pour donner envie à d’autres personnes de vivre l’incroyable aventure que j’ai pu vivre, voilà mon témoignage :

1. Comment tu as fait pour trouver ta mission ?

À mes 16 ans, je m’étais inscris sur le site du Corps Européen de Solidarité dans le but de pouvoir voyager. Je ne savais pas vraiment ce que je voulais, est-ce la culture, la diversité, la langue, étudier, travailler… Mais je savais une chose, je voulais : voyager.

Une photo de Pesaro à mon arrivée

Et c’est au début du mois d’Octobre que j’ai reçu un mail de cette organisation, m’informant qu’une autre organisation, italienne, Vicolocorto, cherchait des volontaires pour partir en Italie afin de travailler au sein de la Croix Rouge de Pesaro. Après un long temps de réflexion, j’ai finalement décidé de me proposer, en Novembre. En Décembre, j’apprends, à la fin d’une interview, que j’ai été accepté. Me voilà alors parti le 9 Janvier.

2. Qu’est que tu as fait pendant la mission, et qu’est-ce que tu as appris grâce à cette expérience ?

Premièrement, mon volontariat consistait à effectuer des missions sociales. Celles-ci étaient assez variées, allant de l’accompagne

ment des personnes âgées (en les emmenant à une association qui les divertiraient, à l’achat de leurs courses), à l’accompagnement des personnes dans le besoin (avec la distribution de nourriture, à l’image de ce que peut faire les Restos du Coeur, ou aux personnes sans domiciles-fixes comme les maraudes, voir même nettoyer leur linge) ou encore gérer la restauration le midi pour tout le personnel de la Croix-Rouge dans laquelle je travaillais (acheter les ingrédients nécessaires aux repas pouvant all er de 15 à 30 personnes et les cuisiner). On pouvait aussi avoir des activités « annexes » (dans le sens, non « prévues » contractuellement »), où l’on pouvait nettoyer les plages de la ville, effectuer des contrôles sanitaires aux abords des hôpitaux en temps de crises sanitaires.

Un exemple d’une session de cuisine pour toute l’équipe de la Croix Rouge. Au menu, tortillas !

D’un autre côté, on devait se présenter toutes les semaines à deux sortes de cours d’italien différent, un dispensé par la Croix-Rouge et l’autre dispensé par Vicolocorto. En parallèle, nous devions aussi assister à des séances de mentoring, où le mentor était le pont entre les volontaires et les différents acteurs du projet.

3. Quels sont les difficultés que tu as rencontrées ?

Profitez-en pour voyager ! Voici Ancône

Au sein d’un projet comme celui-ci, il est tout à fait logique, et normal, d’être confronté à la barrière de la langue, surtout si, comme moi, vous n’aviez reçu aucun apprentissage de la langue parlé au sein du pays dans lequel vous vous rendez. Bien que je sois bilingue en Anglais, elle me servait principalement à communiquer avec mes colocataires, le reste des volontaires de Vicolocorto et une poignée de locaux qui était déjà initié à la langue anglaise (et il n’y en a pas beaucoup). Alors, si même les Italiens (1) peuvent être très patients avec les étrangers comme moi qui tentent de communiquer dans leur langue, ils n’essayeront néanmoins pas de parler en Anglais et encore moins en Français. Il était donc vital, pour le bien de ce projet, que j’apprenne l’italien et, au moins, de le comprendre. Mais si vous êtes déterminés, il n’est pas obligatoire de savoir parler la langue locale pour effectuer un projet de mobilité comme le mien. Et, rendez-vous compte, entendre, lire, écouter la langue locale par le biais de musiques, réclames, affiches multiples et, bien sûr, les locaux est une aide incommensurable dans l’apprentissage d’une langue.

Alors, oui, ça ne sera pas facile tous les jours, mais vous venez de faire le plus gros du travail : vous rendre dans un pays étranger !

(1) Allons, pas d’amalgame, inutile de préciser que je parle des Italiens que j’ai pu rencontrer durant mon voyage.

4. Conseillerais-tu ton expérience aux jeunes de ton âge ? Et pourquoi ?

Sans l’ombre d’un doute, je recommanderai ce genre d’expérience à n’importe qui. Il est d’une chance incroyable que de se voir proposé ce genre d’opportunité, d’autant plus que jamais je n’aurais eu les moyens de subvenir à un tel projet seul, si l’on prend en compte le trajet aller-retour, le logement, la mutuelle et trouver un travail à côté (bah oui, faut bien payer tout ça une fois sur place !) et de quoi
pouvoir profiter de la vie une fois sur place. 

Néanmoins, il faut bien se rendre compte aussi de l’aventure dans laquelle on se lance : on parle de quitter son foyer pour se rendre dans un pays étranger, pays où peut-être comme moi vous ne seriez jamais allé et dont vous ne parlez pas du tout la langue.

Cela demande du courage et une certaine force mentale, mais rassurez-vous, ce n’est pas la mer à boire (littéralement). Cela m’a fait grandir intérieurement, m’a fait apprendre sur le monde extérieur qui m’entoure, au-delà des clichés et des médias, en plus de savoir parler une nouvelle langue. Je n’irais pas jusqu’à dire que ce projet a changé ma vie, mais il a définitivement eu un impact sur celle-ci. Puis, qui sait, peut-être que, comme moi, vous partirez avec une certaine idée en tête et, une fois revenu chez vous, celle-ci ne serait plus du tout d’actualité…

Je suis parti au pays en faisant des études de Droit, je suis revenu inscrit dans une école d’infirmier. Mais ce qui est sûr, c’est que c’est, ni la dernière fois que j’irai en Italie, ni la dernière fois que je prendrai part à un projet de mobilité de la sorte.

Et vous ? Qu’attendez-vous ?    

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