Nouvelles étiquettes d'efficacité énergétique

Publié le Mercredi 1 septembre 2021
© Union européenne, 2020 / Photographer: Claudio Centonze

Les nouvelles étiquettes d'efficacité énergétique: explications

Qu'a adopté la Commission aujourd'hui? Quand les consommateurs verront-ils ces étiquettes dans les magasins? Comment se présenteront les nouvelles étiquettes?

La Commission a adopté aujourd'hui la version définitive du format et de la présentation des nouvelles étiquettes d'efficacité énergétique pour 6 groupes de produits. Cinq groupes d'appareils ménagers avec étiquettes «remaniées»:

1) les lave-vaisselle;

2) les lave-linge et lave-linge séchants;

3) les réfrigérateurs, y compris les appareils de stockage de vin;

4) les lampes;

5) les dispositifs d'affichage électroniques, y compris les téléviseurs, les écrans et les dispositifs d'affichage dynamiques numériques.

Un nouveau groupe de produits à étiqueter concerne les appareils de réfrigération disposant d'une fonction de vente directe (également appelés «réfrigérateurs commerciaux»), utilisés dans les magasins et dans les distributeurs automatiques.

Ces nouvelles étiquettes seront visibles pour les consommateurs européens, dans les magasins et en ligne, à partir du 1er mars 2021. Une campagne d'information spécifique sera lancée dans toute l'UE, à l'intention de tous les Européens, en 2021.

Un nouvel élément de ces étiquettes est le «code QR», qui permettra aux consommateurs d'obtenir des informations complémentaires officielles (à caractère non commercial) en scannant le code avec un smartphone. Ces données seront insérées par les fabricants dans une base de données de l'UE, EPREL, qui sera mise à la disposition de tous les Européens au cours des prochains mois. Le secteur privé et les différentes ONG sont également occupés à concevoir des apps d'aide à la décision d'achat (par exemple en facilitant le calcul des coûts sur la durée et la comparaison de différents produits).

Selon le produit, les étiquettes énergétiques indiqueront, en plus de la consommation d'électricité, d'autres informations relatives à l'énergie ou à d'autres aspects, à l'aide de pictogrammes intuitifs, afin de permettre la comparaison des produits et de choisir un produit en meilleure connaissance de cause: il s'agira notamment d'indications relatives à l'eau utilisée pour chaque cycle de lavage, à la capacité de stockage, au bruit émis, etc.

Pourquoi la Commission propose-t-elle une étiquette énergétique unique échelonnée de «A à G»?

Depuis 1995, l'étiquetage énergétique de l'UE a fait ses preuves: 85 % des consommateurs européens en tiennent compte lors de leurs achats. Il a également suscité des innovations industrielles et favorisé la concurrence, entraînant la mise sur le marché de nouveaux produits se classant de plus en plus haut sur l'étiquette. Au départ, la plupart des modèles se trouvaient dans le bas de l'échelle (classes E, F et G); les nouveaux modèles apparus ensuite ont progressivement grimpé; aujourd'hui, la plupart des modèles se trouvent dans les classes les plus élevées (A+++, A++, A+) et les classes les plus basses sont vides (parfois, même la classe A est vide). Cette médaille a toutefois son revers, car il est désormais difficile pour les consommateurs de repérer les produits les plus performants: ils peuvent penser qu'en achetant un produit de la classe A+ ils achètent l'un des plus performants sur le marché, alors qu'en réalité, il s'agit d'un produit moyen, voire d'un des moins performants.

Afin de permettre aux consommateurs de mieux comprendre et de comparer plus facilement les produits, l'UE a décidé de revenir à des étiquettes énergétiques échelonnées de «A à G». L'UE a adopté en 2017 un système d'étiquetage énergétique révisé comprenant:

le retour au système éprouvé de l'échelle de «A à G», bien connu des consommateurs, pour l'étiquetage des produits en fonction de l'efficacité énergétique, en prévoyant une procédure pour le remaniement des étiquettes existantes;

une base de données numériques pour l'efficacité énergétique des nouveaux produits, permettant l'enregistrement de tous les nouveaux produits mis sur le marché de l'UE dans une base de données en ligne, qui offrira une transparence accrue et facilitera la surveillance du marché par les autorités nationales.

Ce système plus cohérent permettra aux consommateurs de mieux repérer les produits les plus efficaces.

Pourquoi une base de données pour les nouveaux produits?

On estime que 10 à 25 % des produits mis sur le marché ne sont pas pleinement conformes à la réglementation en matière d'étiquetage énergétique et qu'environ 10 % des économies d'énergie possibles sont perdues en raison du non-respect des règles.

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