[ACTU EUROPE] [Fact checking] Bruxelles, Strasbourg, nids de lobbyistes ?

Publié le Lundi 8 juillet 2019

11 826 lobbies sont actuellement inscrits au registre européen de transparence. Quelles sont les règles qui encadrent leurs rencontres avec les responsables européens ? Quels progrès ont été faits ?

Ces dernières années, la confiance des citoyens envers leurs institutions nationales ou européennes a régulièrement été ébranlée. Par exemple lorsqu'ils se sont aperçus que l'Union européenne avait été manipulée lors du renouvellement de l'autorisation du glyphosate.

Les "représentants d'intérêts", ou lobbies, sont toutefois une source d'expertise nécessaire pour les députés et les fonctionnaires qui ont à élaborer et/ou adopter des législations sur des sujets très techniques.

L'enjeu réside donc dans la transparence des relations entre les responsables politiques et ces groupes d'influence, qui sont le plus souvent des entreprises, mais aussi des pays étrangers, des associations religieuses ou des ONG, par exemple.

Et de toute évidence, si l'Union européenne encadre désormais plus l'activité des lobbies que de nombreux Etats membres qui la composent, des progrès sont toujours nécessaires pour renforcer la confiance des citoyens.

VRAI : L'UE s'est dotée tardivement d'un registre d'enregistrement des lobbies ?

Alors que les Etats-Unis ont commencé à encadrer l'activité de leurs puissants lobbies dès 1946, ce n'est que bien plus récemment que l'Europe s'est emparée de la question. Pourtant, "depuis les années 80, il y a eu une énorme augmentation de la pression des groupes d’influence, du nombre de lobbyistes, et de l’argent dépensé à cet effet", explique Olivier Hoedeman, le coordinateur de l’association Corporate Europe Observatory. "Dans les années 80, il y avait moins de 1 000 lobbyistes à Bruxelles, alors qu’ils sont plus de 20 000 aujourd’hui."

Pour favoriser la transparence, le Parlement européen a créé en 1995 un registre des lobbyistes. La Commission a fait de même en 2008. Ces deux instruments ont fusionné en juin 2011 pour devenir le "registre européen de transparence".

Sont aujourd'hui "censés" s'y enregistrer toutes les organisations et tous les travailleurs indépendants qui mènent des activités "dans le but d'influer directement ou indirectement sur l'élaboration ou la mise en œuvre des politiques et sur les processus de décision des institutions de l'Union".

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Source : touteleurope.eu

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