[ACTU EUROPE] L'Union européenne, idiot du village global ! Vraiment ? #DecodeursUE

Publié le Jeudi 7 décembre 2017

L'UE est la première puissance commerciale du monde. Elle sait défendre ses intérêts dans la mondialisation. Le manque de réciprocité qui existait jusqu'alors chez nos partenaires a été comblé dans les accords récents et le manque de règles au sein du commerce mondial est en cours de résolution. Les Africains disent que l'UE est un hippopotame : paisible en apparence, mais redoutable en réalité…

Une performance commerciale européenne remarquable!

La naïveté de l'UE en matière commerciale ne saute pas aux yeux quand on regarde ses résultats :

Dans un monde où tout bouge très vite, où la Chine a augmenté sa part dans les exportations mondiales de 10 points en 10 ans tandis que les États-Unis voyaient la leur s'effondrer de 6 points (passant de 16 % à 10 %) et le Japon de 3 points… l'UE a globalement maintenu ses positions, avec des parts de marché, qui sont passées de 16 % à 15 % dans le même temps.

Dans un monde où la Chine a un excédent commercial considérable et les États-Unis un déficit commercial abyssal… l'UE enregistre un excédent commercial de 60 milliards d'euros pour les marchandises et de 120 milliards d'euros pour les services. Ce qui, quand on enlève notre facture énergétique qui reste très lourde, correspond à un excédent de plus de 200 milliards d'euros pour les produits manufacturés et de 20 milliards d'euros pour les produits agricoles et alimentaires.

Manque de réciprocité ? On y remédie !

La politique commerciale a souvent été accusée de naïveté parce qu'elle manquait de réciprocité. En 2008, le président de la République française avait tapé du poing sur la table parce qu'Alstom ne pouvait pas concourir au Canada alors que son concurrent canadien Bombardier remportait un gros marché dans le même secteur en Ile-de-France.

L'accord que l'UE a négocié avec le Canada, le CETA, met fin à cette asymétrie. L'UE a obtenu du Canada qu'il applique la réciprocité et ouvre ses marchés publics aux opérateurs européens, et ce - pour la première fois de son histoire - même au niveau subfédéral. Le problème Alstom-Bombardier ne se reproduirait plus aujourd'hui.

Des accords dont les entreprises françaises savent profiter!

En 2012, la France souhaitait activer la clause de sauvegarde concernant l'automobile dans l'accord entre l'UE et la Corée du Sud dans un contexte de difficultés sociales chez PSA. Après examen, la Commission a conclu qu'il n'y avait pas lieu d'activer cette clause de sauvegarde, qui aurait gelé l'application de l'accord en matière automobile.

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